projet                 information





Pour embellir le nouveau square, 2021.
mousse mémoire, laine, cashmire, file,
dimensions variable. 19,5’’ x 46’’, 21’’ x 46 ‘’
Courtoisie de Jonathan Cha pour Fig 3.16-17 : Plan of Dominion Square
En réponse au premier aménagement paysagé ayant prit place sur le du Cimetière du Faubourg Saint-Antoine (1799-1854)


Activation performative en collaboration avec Marion Paquette et Gabrielle Pourlin. 2021


 
crédits photo : alignements



















































Le square Dorcehester et la place du Canada sont situés en territoire autochtone, lequels n’ont jamais été cédés. Je reconnais/Nous reconnaissons la nation Kanien'kehá: ka comme gardienne des terres et des eaux sur lesquelles nous nous réunissons aujourd'hui. Tiohtiá:ke / Montréal est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations, et aujourd'hui, une population autochtone diversifiée, ainsi que d'autres peuples, y résident. C’est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l'avenir que nous reconnaissons les relations continues entre les Peuples Autochtones et autres personnes de la communauté montréalaise.















Pour embellir le nouveau square est une installation qui fait partie du corpus de travail Les cimetières aussi peuvent mourir traitant du site du Cimetière du Faubourg Saint-Antoine (1799-1854). Cette itération du projet revisite les changements de statuts du lieu en s’intéressant à l’aménagement paysager, à l’ornementation prenant place sur les squares Dominion et la place du Canada. Pour tenter comprendre comment la nouvelle vocation de ces espaces participe à l'embellissement, à l'assainissement, à l'institutionnalisation et à la commercialisation d’un Montréal cosmopolite et à la glorification du Canada, en s’attardant à ce qui n’est plus visible ; le cimetière.


Le square Dorchester et la place du Canada sont décrits comme des lieux patrimoniaux, importants pour l’histoire de Montréal selon la ville. Mieux connu sous le nom du square Dominion, il est désigné comme parc ou place publique depuis plus de 150 ans. Autrefois, ce même lieu était employé comme cimetière, et fut utilisé pour cette fonction pendant près 55 ans. Pendant son ouverture, le cimetière du Faubourg Saint-Antoine a accueilli les dépouilles de 55 000 personnes inhumées dans des fosses communes. À ce jour, 40 000 sépultures se trouvent toujours sous le square Dorchester et la place du Canada, pas très loin de ceux qui marchent dans le parc. Ces espaces que nous empruntons maintenant ont connu déjà plusieurs aménagements paysagers.
Le premier plan d’aménagement fut dessiné par le Comité des chemins de la Ville de Montréal, sous la direction de Patrick Macquisten en 1872  et terminé en 1880. La proportion sud du plan, est pensé sous forme hybride entre place publique et square afin d’offrir une flexibilité des usages et une multitude d’allées pour accueillir de grands rassemblements populaires. Formellement, elle se caractérise par ses ondulations, ses formes courbes et elliptiques. La proportion nord du plan, est dédiée uniquement à la promenade et est symboliquement une représentation formelle des liens avec la couronne britannique, par l’évocation de son drapeau d’Union Jack.  


À cela s'ajoute l’ornementation, qu'il soit utilisé comme monument commémoratif ou composition végétale.  «L' ornement est un objet ou un élément rapporté intégré à une œuvre achevée afin de la décorer ou de l'embellir. S'ouvrant au tourisme à la fin du XIXesiècle, la métropole du Canada livre des squares d'ornement à la population montréalaise et aux visiteurs étrangers. S'offrant en parure, le square sera un témoin de la prospérité et du prestige de la ville victorienne.» Dans cette itération du projet, je souhaite faire référence au plan d’aménagement paysager  qui s’ancre réellement dans le désir de transformer, embellir ce lieu et voir même oublier sa première vocation de cimetière. Ce plan d’aménagement, qui à été réaménagé plusieurs fois est déterminant pour l’histoire de ce lieu.





En transformant

un cimetière
maintenant un square

                                                                                 des nouveaux transits  

on ne voit plus


                                              Jusqu’à oublier
















© Mariane Stratis, 2021